En bref
Artisan du bâtiment spécialisé dans le zinc et l’étanchéité des toitures.
- Il pose gouttières, chéneaux, solins et noues en métal
- Il se forme avec un CAP couvreur puis un CS zingueur
- Son savoir-faire parisien est inscrit à l’UNESCO depuis 2024
Un couvreur zingueur est un artisan du bâtiment qui met en forme des feuilles de métal pour rendre un toit étanche. Il travaille le zinc, le cuivre, l’inox ou l’aluminium directement sur le chantier.
Alors, qu’est-ce qu’un couvreur zingueur, concrètement ? Imagine un tailleur qui coud sur mesure, sauf que son tissu est un métal et que son atelier se trouve à 15 mètres du sol. Chez moi, la première fuite au-dessus de la fenêtre de la cuisine m’a appris une chose : on ne remarque ce métier que le jour où l’eau goutte dans le salon.
Couvreur-zingueur : bien plus qu’un couvreur ordinaire
La spécialisation du zinc, un savoir-faire rare
Le zinc se plie, se soude, s’agrafe. Il ne pardonne pas l’approximation. Un bon professionnel façonne chaque pièce à partir d’un patron, comme en couture, puis l’ajuste sur place. Ce métier zingueur demande des années de pratique avant de devenir fluide.
Pourquoi Paris a besoin de zingueurs et pas seulement de couvreurs
Les immeubles haussmanniens portent des toitures en zinc sur tout Paris. Ces surfaces métalliques réclament des mains qui connaissent le métal, pas seulement la tuile ou l’ardoise. Nous pensons que cette ville reste la meilleure école du métier en France.
L’inscription UNESCO : quand un métier devient patrimoine immatériel
L’UNESCO a inscrit le 4 décembre 2024 les savoir-faire des couvreurs-zingueurs parisiens et des ornemanistes sur la liste du patrimoine culturel immatériel. Le ministère de la Culture avait porté le dossier français. Un métier de toit devient ainsi un trésor au même titre qu’un chant ou une danse.
Les missions réelles d’un couvreur-zingueur au quotidien
Travaux de zinguerie : gouttières, chéneaux et solins
Le matin, il monte l’échafaudage. Ensuite, il règle la pente d’une gouttière, car une pente mal calculée laisse l’eau stagner et ronge le métal. Chéneaux, descentes d’eau pluviale et solins complètent le travail. La pose se fait par soudure ou par agrafage.
Pose de zinc sur toitures et étanchéité des points faibles
Une toiture ne fuit presque jamais au milieu. Elle fuit autour des cheminées, des fenêtres de toit, des noues et des gaines d’aération. Wikipédia nomme ces points les accidents de toiture. Le zingueur raccorde chacun d’eux avec une pièce de métal découpée à la main.
Restauration et maintenance des toits historiques
Sur un bâtiment ancien, il refait un épi de faîtage ou une girouette en cuivre. Il collabore avec les ornemanistes, qui façonnent les ornements en atelier. Un artisan de Pailhès a ainsi réalisé un épi en zinc, signe que ces demandes sortent du chantier ordinaire.
Couvreur ou zingueur : comprendre la vraie différence
Couvreur : la toiture dans sa globalité
Le couvreur pose les tuiles, les ardoises, la lauze ou le chaume. Il prépare le support en bois, fixe les liteaux et garantit la couverture du bâtiment. L’Onisep le décrit comme l’artisan qui nous met à l’abri des intempéries.
Zingueur : le spécialiste des métaux et de l’étanchéité
Le zingueur intervient sur tout ce qui est métallique : évacuation de l’eau, raccords, ornements. Un témoignage télévisé résume bien la nuance : la zinguerie, c’est de la couture avec beaucoup de soudure.
Pourquoi cette distinction existe encore aujourd’hui
Les deux gestes se complètent sur le même toit. Beaucoup d’entreprises réunissent donc les deux compétences, d’où le titre de couvreur-zingueur. Parfois, le plombier reprend le même travail et devient plombier-zingueur.
Compétences et savoir-faire : l’exception du métier
Précision millimétrique et rigueur géométrique
Les matériaux s’ajustent au millimètre près. Géométrie, métré et lecture de plans servent tous les jours. Une erreur de 5 mm sur un pli devient une infiltration deux hivers plus tard.
Connaissance des matériaux : zinc, cuivre, aluminium, inox
Chaque métal se dilate à sa façon et vieillit différemment. Le cuivre verdit, le zinc se patine en gris, l’inox reste sobre. Le zingueur choisit selon le climat et le style de la façade.
Travail en hauteur et respect des normes de sécurité
L’Onisep impose harnais, baudrier, casque et chaussures de sécurité à tout couvreur. Le métier se pratique dehors en été comme en hiver, souvent à genoux. L’équilibre et l’endurance comptent autant que le diplôme.

Formations pour devenir couvreur-zingueur
Le parcours classique : CAP couvreur et spécialisation CS zingueur
Après la 3e, le CAP couvreur dure 2 ans. Le CS zingueur ajoute 1 an de spécialisation. Le BP couvreur suit après 2 ans d’expérience. Pour devenir chef de chantier, l’Onisep recommande un BTS.
Débouchés rapides et insertion professionnelle garantie
L’apprentissage en CFA alterne atelier et entreprise. L’Onisep indique que 80 % des couvreurs travaillent dans des entreprises artisanales de couverture, de charpente ou de plomberie. Le bâtiment et les travaux publics offrent ainsi un emploi zingueur dans presque chaque région.
Reconversion et formation continue pour les adultes
L’Afpa propose un titre professionnel de couvreur-zingueur aux adultes. Gwendal, filmé à Montargis, raconte son immersion en centre de formation. Se reconvertir à 35 ans reste possible, à condition d’aimer le grand air.
Marché de l’emploi et perspectives : un métier qui recrute massivement
La pénurie de main-d’œuvre qualifiée dans le secteur
La revue Zepros Bâtiment publie un dossier sur la crise du recrutement dans le bâtiment. Un jeune artisan de la Loire a reçu 215 appels en sept jours après une grêle. Le carnet de commandes déborde, la pénurie de chantiers n’existe pas.
Salaires et conditions de travail : réalité du terrain
L’Onisep fixe le salaire débutant à 1 868 euros brut par mois. Les journées démarrent tôt, parfois dès 6 heures. Les déplacements sont fréquents. La paie progresse avec la spécialité et la responsabilité d’équipe.
Artisan indépendant ou salarié en PME : les deux chemins
Le salarié travaille en équipe sous l’autorité d’un chef de chantier. L’artisan gère aussi la clientèle, les devis et souvent un peu de plomberie. Nous préférons conseiller d’abord quelques années en entreprise, avant de s’installer seul.
- Emploi très demandé
- Métier manuel et concret
- Évolution vers chef de chantier
- Travail en hauteur
- Intempéries toute l'année
- Postures fatigantes
Qu’est-ce qu’un couvreur zingueur aujourd’hui : un métier d’avenir
Les toits devront bientôt accueillir panneaux solaires et isolation renforcée. Le zingueur sera au centre de ces chantiers. Si tu aimes le concret et que le vertige te laisse tranquille, ce métier vaut une journée d’immersion. Pose une échelle, monte, regarde Paris d’en haut.
FAQ : vos questions sur le métier
Quel est le tarif d’un couvreur-zingueur ?
Le tarif varie selon la surface, le métal et l’accessibilité du toit. Les artisans facturent souvent à l’heure ou au mètre linéaire de gouttière. Demande toujours 3 devis détaillés avant de t’engager.
Quel est le métier d’un couvreur-zingueur ?
Il pose et répare les éléments métalliques d’une toiture. Gouttières, chéneaux, solins et noues sont son terrain de jeu. Il assure l’étanchéité et l’évacuation de l’eau de pluie.
Qui s’occupe de la zinguerie ?
Le zingueur et le couvreur-zingueur s’en chargent. Un plombier-zingueur intervient aussi dans certaines entreprises. Le titre dépend du parcours et de la formation de chacun.

